Ter ES Saint Paul Ajaccio

les SES Au lycée Saint Paul à Ajaccio

31 janvier 2008

mondialisations et inégalités

sujet tres ..in  la mondialisation et les inégalités sur le site du FMI( le rapport est en français )

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30 janvier 2008

croissance lente ...les echos

croissance lente et prodigieux basculement

JEAN-MARC VITTORI

Croissance lente et prodigieux basculement
[ 30/01/08  ]

Maintenant, c'est sûr : le monde va moins vite. Les économistes du Fonds monétaire international ont ramené leur prévision de croissance pour l'année 2008 à 4,1 %, contre 4,8 % précédemment. C'est un signe de plus du ralentissement économique en cours. La production mondiale devrait être inférieure de 300 milliards d'euros à ce qui était espéré auparavant. A en croire le FMI, les Etats-Unis devraient pratiquement stagner - la croissance de 1,5 % vient pour l'essentiel de l'acquis accumulé en 2007. Le Japon et les pays de l'euro n'iront pas plus vite. Mais cette grisaille n'a rien d'une catastrophe, même si elle s'inscrit dans un décor de crise financière où alternent petits coups de blues et tornades brutales. Une croissance de plus de 4 %, c'est un monde qui avance encore à vive allure ! Au cours des années 80 et 90, le rythme dépassait à peine les 3 %. Ce dynamisme, cette énergie viennent désormais des pays pauvres. Leur production devrait augmenter de 7 % cette année, et pratiquement la moitié de la progression du PIB mondial viendra de quatre d'entre eux, les fameux « BRIC » - Brésil, Russie, Inde et Chine. D'autres chiffres confirment ce prodigieux basculement. Selon les chiffres publiés hier par l'OCDE, les exportations des pays du G7 étaient à l'automne sur une pente annuelle de près de 6 % en volume alors que leurs importations augmentaient de moins de 4 %. Joli paradoxe : les émergents tirent les émergés hors de l'eau ! Il faudra d'ailleurs s'interroger un jour sur cette nomenclature. A voir le rythme de la Chine et de l'Inde, il conviendrait sans doute de parler de pays nouvellement émergés face à d'autres anciennement émergés - voire en passe d'être submergés

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29 janvier 2008

site SG scandale expliqué

là le site d'un economiste expliquant le mecanisme de ce scandale de lla SG

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25 janvier 2008

cours d'eco publique

Les_trois_fonctions_de_l'etat.

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18 janvier 2008

modele Danois

une analyse critique du modèle danois de flexisécurité

merci à PF T pour ce lien

bon we à tous

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14 janvier 2008

toujours le fléxisécurité

par un spécialiste en relations sociales

Réforme du marché du travail : "un déséquilibre entre flexibilité et sécurité", selon Bernard Brunhes

et le rapport sur la modernisation du marché du travail accord_sur_la_modernisation_du_marché__du_travail

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le chomage structurel

un long article de 05 mais bien fait le_chomage_structurel_un_déséquilibre_permanent

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pour aller plus loin (poly)

dans le cadre du chap travail emploi et dans la partie relative à la flexibilité(sujet à la mode)  voila un long doc pour nourrir vos reflexions

protection_de_l_'emploi:de_la_dérégulation_à_la_fléxisécurité_

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13 janvier 2008

l'euro heure de la réforme ?

Il est l'heure pour une réforme de l'euro, par Eric Le Boucher

LE MONDE | 12.01.08 | 13h46  •  Mis à jour le 12.01.08 | 13h46

'euro trop cher ! L'euro inflationniste ! L'euro dans les mains des bureaucrates de Francfort ! L'euro incapable de booster la croissance ! Nicolas Sarkozy, qui aime commander à droite, à gauche, des rapports sur tous les sujets, ferait bien de lire celui de l'Institut Bruegel sur la monnaie unique. Il ne l'a pas demandé, mais il y trouvera, non pas de quoi alimenter son ire contre les insuffisances de la gouvernance économique européenne, mais de quoi la raisonner (Coming of Age : Report on the Euro Area). Entre les critiques formulées de façon violente souvent, publiques toujours, mais veuves de propositions de réformes, et les dévots des traités de Maastricht et d'Amsterdam, voilà une liste de modifications intelligentes, abordables et concrètes. Le président français devrait les faire siennes pour mettre du contenu dans ses vitupérations et celles de ses conseillers proches.

L'euro est entré dans sa dixième année. C'est un succès. Personne de sérieux n'imagine en sortir. Chypre et Malte viennent de rejoindre le club, l'Eurozone compte désormais quinze membres. Mais, dans le même temps, la hausse des prix a dépassé 3 % en novembre (dernier indice connu), les opinions publiques se plaignent de relèvements de prix depuis son introduction, la banque centrale ne parvient pas à faire cesser les attaques contre son inflexibilité et la croissance de l'Union ramollit sans que l'euro n'y puisse rien.

L'élargissement conduit à l'entrée dans la zone de pays dont le niveau économique est très lointain de celui des fondateurs. Mais pourtant on leur applique mécaniquement les règles d'hier, en matière d'inflation par exemple, en leur imposant des niveaux qu'ils sont incapables d'atteindre, sauf à tricher.

Surtout, il y a dix ans, l'euro devait poser les fondations sur lesquelles se construirait ensuite l'Europe fédérale. La monnaie était la première pierre d'un édifice économico-politique. Mais depuis, la construction s'est arrêtée, laissant béant le côté politique. L'Eurogroupe n'a ni ligne de conduite d'ensemble ni pouvoir sur les économies des pays membres. " Les politiques économique et monétaire de l'Union ne se réduisent (pourtant) pas à l'argent", déplore Jean-Claude Juncker, le président de cet Eurogroupe.

Vingt ans après le document de Jacques Delors, qui posait le principe de l'Union monétaire, les architectes sont toujours divisés en trois, explique Bruegel : les partisans d'une Union minimale, qui s'en tiennent à l'indépendance de la Banque centrale, à la discipline budgétaire et au bon fonctionnement de la concurrence ; ceux qui veulent plus de coordination entre les gouvernements des pays membres ; et ceux qui plaident toujours pour une union politique fédérale.

C'est l'indécision du combat de ces trois lignes qui paralyse l'Europe et qui, tout en n'empêchant pas la machine de fonctionner correctement, nourrit l'insatisfaction permanente de tous les passagers. Qui surtout ne permet pas de tirer le meilleur parti économique de l'euro. La monnaie unique a beaucoup d'effets positifs (par exemple de permettre à de nombreux pays, comme la France, d'accumuler les déficits ou d'amortir les effets de la crise financière), mais elle ne suffit pas à dynamiser les quinze membres, chacun tirant la couverture à lui.

Il est temps de clarifier, avance Bruegel. La conjoncture devient moins porteuse que sur la période 1999-2007, où les deux moteurs américain et chinois étaient en phase. Les Etats-Unis ralentissent aujourd'hui fortement, et toutes les autres régions, dont l'Europe, en subiront les conséquences.

D'autre part, la réunification de la famille européenne autour du mini-traité crée un bon climat. Il devrait être possible d'avancer des propositions de réformes.

Bruegel en offre de trois sortes. Sur le plan monétaire, d'abord, la BCE devrait clairement adopter un ciblage de l'inflation (c'est-à-dire abandonner toute référence au monétarisme hérité de la Deutsche Bundesbank). Et ce choix devrait bien entendu être soutenu par l'Eurogroupe. Par ailleurs, la représentation des pays européens au FMI devrait être consolidée en la personne du président de l'Eurogroupe qui deviendrait "M. Euro", le représentant extérieur de l'Union. Du coup, il serait demandé une discipline aux gouvernements, qui n'auraient plus le droit de parler, par exemple, du niveau euro-dollar.

Sur le plan budgétaire ensuite, Bruegel estime que l'attention de Bruxelles doit être portée sur la dette (sa progression) mais qu'en échange les pays devraient obtenir plus d'autonomie par rapport aux stricts critères de déficits budgétaires. Sur le plan des réformes structurelles enfin, et c'est le sujet principal : le président de l'Eurogroupe devrait pouvoir intervenir pour les définir et les promouvoir dans chacun des pays. Le budget européen devrait les financer.

L'avantage de ces changements est qu'ils ne demandent que peu de modifications institutionnelles. Pas besoin d'un nouveau traité, heureusement. Mais une ligne est tracée, qui permet d'avancer dans la résolution de la quadrature du cercle : plus de coordination, mais en même temps plus d'autonomie.


Eric Le Boucher

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12 janvier 2008

à lire flexisé curité à la francaise

L'amorce d'une "flexisécurité" à la française

LE MONDE | 12.01.08 | 14h15  •  Mis à jour le 12.01.08 | 14h35

yndicats et patronat ont achevé, vendredi 11 janvier, la négociation sur la "modernisation du marché du travail". Le projet d'accord - 16 articles sur 24 pages - pourrait instaurer une "flexisécurité" à la française : plus de flexibilité pour les entreprises sur le contrat et la rupture, plus de sécurité sur certains droits pour les salariés. Les syndicats vont déterminer dans les prochains jours leur position - FO et CFTC lundi 14 janvier, CFE-CGC mardi, CFDT mercredi ou jeudi, et CGT le 29 janvier, cette dernière ayant déjà indiqué qu'elle ne signerait probablement pas le texte. En cas d'accord, le gouvernement devrait en transposer les termes dans une loi d'ici à la fin du premier semestre. Voici les principaux points du projet :

La période d'essai. Pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI), la période d'essai est allongée : "pour les ouvriers et employés entre un et deux mois maximum, les agents de maîtrise et les techniciens entre deux et trois mois, les cadres entre trois et quatre mois", sauf si un accord de branche prévoit une durée supérieure. Cette période pourra être reconduite une fois par des accords de branche et les durées ne pourront excéder quatre, six et huit mois. Une période d'essai plus courte pourra être fixée "dans la lettre d'engagement ou dans le contrat de travail".

Rupture "conventionnelle" du CDI. Pour "privilégier les solutions négociées à l'occasion des ruptures de contrat", un nouveau mode, "exclusif de la démission et du licenciement", a été créé. Le salarié et l'employeur pourront choisir les conditions de la fin du contrat qui les lie : un droit de rétractation existe "pendant un délai de quinze jours suivant la signature de la convention" entre les deux parties. L'accord devra ensuite être validé par le directeur départemental du travail. Le salarié bénéficiera d'une indemnité de rupture équivalant à un cinquième de mois par année d'ancienneté et accédera aux allocations chômage.

Un nouveau contrat de travail. Il s'agit d'une sorte de contrat de mission, contrat à durée déterminée à "terme incertain", pour la "réalisation d'un objet défini", réservé aux ingénieurs et aux cadres. La durée du projet doit être comprise entre 18 et 36 mois, et le contrat est de 12 mois minimum non renouvelable. Le recours à ce contrat est subordonné à un accord de branche ou d'entreprise et "ne peut être utilisé pour faire face à un accroissement temporaire d'activité". Il peut être rompu à la date anniversaire de sa signature "pour un motif réel et sérieux". En cas de rupture, l'indemnité perçue par le salarié atteindra 10 % de la rémunération reçue pendant le contrat.

Nouvelle rupture. En cas d'"inaptitude d'origine non professionnelle" (longue maladie, accident), et si le salarié ne peut être reclassé, les indemnités de rupture pourront être prises en charge par un fonds de mutualisation à la charge des entreprises.

Indemnités de licenciement. Le montant de l'indemnité interprofessionnelle de licenciement devient unique et d'un montant qui ne peut être inférieur à un cinquième du salaire mensuel. Le texte prévoit que le législateur fixe "un plancher et un plafond" pour l'indemnité, en cas de contestation judiciaire d'un licenciement sans cause réelle ni sérieuse.

Portabilité des droits. Le salarié qui se retrouve au chômage pourra garder sa couverture prévoyance santé pendant une durée égale à un tiers de sa durée d'indemnisation du chômage, avec un minimum de trois mois. Pour la formation, le salarié quittant l'entreprise gardera 100 % du solde des heures de formation acquise dans le cadre du droit individuel à la formation (DIF). En "accord avec le nouvel employeur", il pourra utiliser ce crédit d'heures "pendant les deux années suivant (son) embauche".

Moins de 25 ans sans emploi. Une prime forfaitaire payée par l'assurance-chômage est instaurée pour les moins de 25 ans "involontairement privés d'emploi", qui n'ont pas assez travaillé pour avoir accès aux allocations chômage.

Formation. Les personnes "les plus éloignées de l'emploi" pourront bénéficier d'une formation dont le financement sera assuré par un fonds dont le financement sera défini lors de "la négociation sur la formation professionnelle à venir".

Accès aux droits. Pour bénéficier de "l'indemnisation conventionnelle de la maladie", la condition d'ancienneté est ramenée de trois à un an. Le délai de carence est ramené de 11 à 7 jours.


Rémi Barroux


CHRONOLOGIE

23 OCTOBRE 2006 :

ouverture de la "délibération sociale" proposée par le Medef sur la sécurisation des parcours professionnels, le contrat de travail et l'assurance-chômage. La CGT refuse de participer aux travaux.

19 JUIN 2007 :

tous les leaders syndicaux et patronaux se mettent d'accord pour l'ouverture d'une négociation sur la "modernisation du marché du travail".

7 SEPTEMBRE :

début de la négociation.

11 JANVIER 2008 :

fin de la négociation et rédaction d'un projet d'accord dont les termes doivent être validés ou non par les cinq confédérations syndicales, entre le 14 (CFTC et FO) et le 29 janvier (CGT).


Article paru dans l'édition du 13.01.08

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