Ter ES Saint Paul Ajaccio

les SES Au lycée Saint Paul à Ajaccio

14 janvier 2008

pour aller plus loin (poly)

dans le cadre du chap travail emploi et dans la partie relative à la flexibilité(sujet à la mode)  voila un long doc pour nourrir vos reflexions

protection_de_l_'emploi:de_la_dérégulation_à_la_fléxisécurité_

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18 novembre 2005

lien pt investissement croissance

Sens comptable = capital social = valeur des apports des associés
- Capital technique = tous les biens qui permettent de produire
     l capital circulant = consommations intermédiaires
     l capital fixe = biens de production
- Capital humain = pour G. BECKER, un individu peut être considéré comme "un ensemble de capacités manuelles ou intellectuelles"
- Capital selon Marx :
     l capital variable = facteur travail
     l capital constant = capital fixe
- Capital selon Bourdieu :
     l capital économique
     l capital social
     l capital culturel
     l capital symbolique

2. La notion d'investissement

L'investissement consiste à augmenter le stock de capital. Accumulation de Capital Fixe g le stock du capital augmente. Or, on peut acheter une machine (= bien de production) qui ne fera que maintenir le stock en l'état. On devrait en fait parler d'investissement net.

FBCF (investissement matériel) = investissement net + CCF
Investissement brut = FNCF + Amortissement (= investissement de remplacement)
FNCF = FBCF - Amortissement

FBCF = investissement matériel :
l investissement de productivité = investissement de rationalisation ou de modernisation.
l investissement de capacité = d'extension.
l investissement de remplacement.

On observe un changement de nature de l'investissement, il devient de plus en plus immatériel : Recherche et Développement, achat de brevets et de licences, dépenses de formation, achats de logiciels, dépenses de pub et marketing.

Taux d'investissement macro-économique = (FBCF / PIB) x 100
Taux d'investissement micro-économique = (FBCF / VAB) x 100

II. MODES DE FINANCEMENT ET DÉTERMINANTS DE L'INVESTISSEMENT

1. Les déterminants de l'investissement (reprise du cours n°5 de ce site)

     Pour Keynes, le déterminant de l'investissement, c'est la demande effective, c'est-à-dire la demande anticipée par les entreprises. Ainsi, les entreprises se comportent par rapport aux anticipations qu'elles font sur la demande à venir, donc sur la demande de Biens de Consommation : 70% (consommation des ménages + exportations) et sur la demande de Biens de Production : 30% (investissements des ménages, des sociétés, des administrations, du Reste du Monde). Les choix qu'elles font ne correspondront peut être pas à la demande réelle. Elles pourront néanmoins faire des ajustements.
Anticipations possibles : hausse des investissements / hausse du niveau de l’emploi.
En effet, si la demande s’accroît, il va falloir produire plus et donc accroître les capacités de production en investissant d’avantage (FNCF). Il faudra ensuite employer plus.
La demande effective influe sur le niveau de l'investissement = causalité mais pas corrélation.
L'augmentation de la demande a donc trois effets: c'est un indicateur de la croissance donc du niveau de vie, c'est un moteur de l'accumulation de capital fixe et c'est un facteur de créateur d'emploi.
L'effet de causalité entre demande et investissement est un effet d'accélérateur, c'est-à-dire qu'une variation donnée de la demande va entraîner un effet plus que proportionnel du niveau de l'investissement.
     La demande a un effet puissant sur l'investissement (si je veux relancer l'investissement, il me faut relancer la demande). Mais ce n'est pas toujours le cas. L'effet d'accélérateur ne joue pas toujours. Pourquoi ? 1. Les chefs d’entreprise estiment insuffisants les profits qu’ils peuvent tirer de leurs investissements. Ils pourront alors profiter de la demande pour augmenter leurs prix et ainsi restaurer leur niveau de profit. Mais cela ne provoquera que de l'inflation. 2. De plus, il se peut très bien qu'il existe des capacités de production non-utilisées. 3. Enfin, le demande intérieure peut être satisfaite par des importations. La demande est donc un facteur nécessaire mais pas suffisant.

     Les économistes libéraux mettent eux l'accent sur le rôle du profit. La décision d'investissement dépend tout d'abord des perspectives de profits induits par l'opération.

     La rentabilité économique, c'est la mise en rapport entre le profit obtenu et le capital engagé. E.B.E. / Capital fixe installé x 100.
Plus la rentabilité est forte, plus l’investissement a des chances d’être important, et cela pour deux raisons. D’une part, parce-qu’une forte rentabilité est synonyme de profits élevés et donc la possibilité de pouvoir financer ses investissements. D’autre part parce-qu’une rentabilité élevée incite plus à investir qu’à placer.
Ce niveau de rentabilité va dépendre, d'une part, de l'importance de la Valeur Ajoutée que l’entreprise peut créer à partir d'un capital fixe installé. Ensuite, tout va dépendre de la part de cette richesse (de cette VA) qui va être transformée en E.B.E. (Taux de Marge). L'idéal serait qu'avec peu de capital investit, l'entreprise crée beaucoup de VA et qu'une part importante de cette V.A. revienne à l'entrepreneur sous forme d'E.B.E. (Taux de Marge). Le taux de marge dépend du rapport de force qui s'établit entre salariés et patrons. Lorsque les salariés sont en position de force, ils peuvent obtenir un partage de la VA qui leur est favorable. Dans les années 70 par exemple, les salariés obtiennent l'indexation des salaires sur les prix, de manière à ce que leurs salaires augmentent au moins aussi rapidement que l'inflation afin de conserver leur pouvoir d'achat.

     Pourtant, la remontée des profits ne suffit pas à garantir la reprise de l'investissement. Il peut très bien y avoir une forte demande et une bonne rentabilité et de faibles investissements. Tout d'abord, les entreprises peuvent s'inquiéter d'un partage de la VA trop défavorable aux salariés et de ce fait limiterait les perspectives de la demande. Mais il faut aussi que l'endettement ne soit pas une charge insupportable au point d'y consacrer l'essentiel des profits retrouvés.
Enfin, va intervenir la notion de profitabilité. La profitabilité, c’est l’écart entre le taux de rentabilité économique et le taux d'intérêt réel à long terme sur le marché financier. Selon le niveau de ces deux taux, il est plus avantageux de placer ses capitaux que d'investir (si la profitabilité est négative ou nulle) et inversement (si la profitabilité est jugée suffisamment positive), voire même d'emprunter pour investir au lieu d'utiliser ses propres capitaux (si les taux d'intérêts réels sont négatifs ou faibles par rapport aux profits escomptés). On arrive alors à des situations d'endettement.
Taux d’Intérêt faibles ou négatifs : Les entreprises ont intérêt à investir car les profits qu’elles peuvent tirer de leurs investissements seront plus importants que les profits qu’elles peuvent tirer d’un quelconque placement de leurs capitaux. Les entreprises ont même intérêt à emprunter pour investir. Au contraire, il est plus avantageux de placer ses capitaux que d’investir si les Taux d’Intérêt sont élevés.

2. Le financement de l'investissement

Financement de l'investissement :

l Financement interne = autofinancement = financement sur fonds propres (= bénéfice mis en réserve + amortissement)
l Financement externe =
          l financement direct = recours au marché financier = émission de titres
          l financement indirect (= financement intermédié) :
                              l financements non monétaires
                              l financements monétaires

3. L'évolution des circuits de financement

     Depuis début des années 80, on observe un déclin du financement intermédié (= les entreprises recourent à l'émission de titres sur le marché financier). On est passé d'une économie d'endettement à une économie de marché financer : marchéisation ou financiarisation du financement. Les entreprises font toujours appel au crédit bancaire, mais surtout pour se financer à court terme (trésorerie).

     L'émission d'actions permet à l'entreprise de ne pas s'endetter, mais elle peut entraîner une dispersion du capital.
Pourquoi les entreprises s'endettaient-elles avant 1980 ?
l préférence des ménages pour les placements liquides et immobiliers.
l les taux d'intérêt nominaux dont bas, car sont en partis administrés (la plupart des banques appartenaient à l'état).
l l'inflation accompagnant la croissance a poussé les entreprises à emprunter, car les taux d'intérêts étaient faibles, voire négatifs.

Raisons pour lesquelles on emprunte moins : début 83, avec la politique de rigueur et de désinflation qui s'en suivie, les taux d'intérêts réels ont augmenté. + Rétablissement des profits, c'est à dire du taux de marge qui résulte de la rigueur salariale = part des salaires dans la VAB diminue.

III. L'INVESTISSEMENT ET LA CROISSANCE

1. L'investissement agit sur la croissance

     L'investissement agit sur l'offre :
L'investissement constitue la base de la croissance économique et, selon les libéraux, la politique économique doit stimuler l'investissement et l'épargne qui lui est nécessaire. La politique doit viser à améliorer l'environnement économique de l'entreprise en facilitant l'accès au marché financier et en baissant les PO qui pèsent les entreprises.
Pour les classiques, l'investissement s'ajuste à l'épargne.
Alors que pour les keynésiens, c'est l'épargne qui résulte de l'investissement.
ð Pour ces auteurs, l'État doit se désengager, c'est à dire ne plus intervenir. Mais la dépense publique n'est pas forcement nuisible, elle peut aussi stimuler ou améliorer la rentabilité du capital prive via l'éducation, via les infrastructures.

     L'investissement agit sur la demande : le multiplicateur d'investissement.
Si la demande est insuffisante, la stimulation de l'investissement par une baisse des taux d'intérêts ou de l'impôt sur les sociétés risque d'être importante.
Aussi les keynésiens préconisent-ils des investissements autonomes ? (c'est à dire non induits par la conjoncture du moment).
Pour eux, les pouvoirs publics sont capables d'enclencher cette démarche contra cyclique. Les investissements autonomes peuvent alors permettre d'augmenter la demande, donc la production et donc l'emploi à travers processus du multiplicateur. L'investissement contribue à la croissance par création d'une demande supplémentaire qui stimule la production et la distribution de revenu :
rR = rY = k x rI
r
R = augmentation du revenu
rY = augmentation de la production
rI = augmentation de l'investissement

Mais un certain nombre de conditions doivent être remplies :
l Le financement de l'investissement autonome ne doit pas nuire aux investissements privés, sinon il n'y aura pas d'effet d'éviction.

Effet d'éviction sur un marché financier = lorsque la ponction d'un emprunteur (État) s'accroît au point d'exclure les autres emprunteurs du fait du faible volume d'épargne qui reste disponible et/ou de la hausse des taux d'intérêts qui en résulte. + Conséquences.
l Les entreprises qui voient affluer les commandes doivent pouvoir y répondre grâce à des capacités de production excédentaires, sinon l'injection du pouvoir d'achat se traduira par une hausse des importations, soit par l'inflation (hausse des prix).
l L'importance de k, le multiplicateur, est inversement proportionnelle à l'importance de l'épargne (épargne est une fuite du circuit économique) L'ouverture des frontières rend de moins en moins efficace les politiques de relance.

2. La croissance agit sur l'investissement = principe d'accélération

Ici, la demande de bien de consommation agit sur la demande de biens de production.
Cependant certaines conditions doivent être respectées :
l Les capacités de production des entreprises sont saturées et celles-ci réagissent à cette hausse de la demande globale en investissant.
l Entre le capital nécessaire à la production et le volume de celle-ci, il y a un rapport fixe
= K/P stable
ð absence de progrès technique
l l'amortissement est linéaire : tous les ans, on amortit les mêmes services
l la demande globale varie en fonction de la conjoncture.
ð l'accélération est l'une des explications de l'instabilité de l'économie capitaliste

IV. PROGRÈS TECHNIQUE ET INNOVATION

1. Qu'est ce que le Progrès Technique ?

C'est l'ensemble des modifications qui affectent les procédés de production et la nature des biens réalisés et qui permettent soit de produire plus avec la même quantité de facteur, soit de desserrer les "goulets d'étranglement", soit de produire des marchandises nouvelles ou de meilleures qualités.
Le progrès technique dépend du savoir technique, mais aussi du savoir artisanal et de meilleures relations de travail.

2. Du Progrès Technique à la productivité

J. FOURASTIE : "le progrès c'est l'accroissement de la vitesse avec laquelle l'homme domine les difficultés. Cette vitesse de l'action humaine peut s'exprimer par un mot commode : c'est la productivité ou retardement".
Progrès Technique différent de la productivité.
La productivité a d'autres origines que le Progrès Technique comme :
l des salaires plus élevés
l les effets d'apprentissage
l une meilleure qualification
l les effets de synergie

3. Inventions et innovation

Autrefois, le Progrès Technique résultait du hasard. Mais aujourd'hui il est le produit d'une action spécifique : Recherche et Développement (=facteur de croissance à long terme, mais elle peut contraindre les firmes à s'allier).

Recherche fondamentale g Recherche appliquée g invention g innovation g prototype g développement g production g commercialisation.

L'innovation = transformation d'une invention en un nouveau produit vendable (innovation de produit ou innovation de procédé).

     Pour Schumpeter, "l'impulsion fondamentale qui met et maintient en mouvement la machine capitaliste est imprimée par les nouveaux objets de consommation, les nouvelles méthodes de production, les nouveaux marchés, les nouveaux types d'organisations industrielles et les nouvelles sources de matières premières et d'énergie."
      Pour lui, l'innovation est une "combinaison nouvelle de facteurs, c'est l'accomplissement de choses nouvelles ou l'accomplissement d'une façon nouvelle de choses qui sont déjà faites".
      Le rôle des entrepreneurs est de "révolutionner la routine de production en exploitant une production." Ceux qui réussissent occupent temporairement une position de monopole : l'innovation débouche sur des monopoles temporaires. L'innovation prend la forme d'un processus de
destruction qui constitue la donnée essentielle du capitalisme et le principal facteur des fluctuations économiques.

4. Des innovations mineures aux révolutions technologiques

l innovation mineure = elle apporte des améliorations dans des domaines déjà maîtrisés.
l innovation majeure = elle provoque une rupture.
l innovation horizontale = elle se caractérise par des applications multiples dans l'économie.
l révolutions technologiques = innovation horizontale et majeure d'une ampleur telle qu'elle bouleverse l'ensemble du système productif et à travers lui l'organisation du travail, les rapports sociaux et les modèles culturels (=valeurs). Elles sont souvent qualifiées d'industrielles.

     Un ensemble d'innovations forme un système technique dans la mesure où les produits et les procédés nouveaux sont interdépendants.
     Schumpeter remarque que le Progrès Technique est discontinu, parce que les innovations apparaissent en grappes. L'innovation n'est jamais isolée, elle profite à d'autres domaines. Les innovations sont à l'origine de fluctuations économiques.

5. Les transferts de technologie

     Les transferts de technologie sont les exportations des moyens de mise en oeuvres des techniques. Ils prennent la forme d'achats ou de ventes de brevets, d'envois de techniciens à l'étranger, ou de constitutions de sociétés mixtes. Pour les pays du tiers-monde qui connaissent un retard technologique considérable, les transferts de technologie peuvent être un moyen d'enclencher ou d'accélérer le développement via les idéaux des multinationales (élimination des droits de douane, exonération des taxes fiscales…). Encore faut-il que les technologies importées soient compatibles avec l'environnement géographique et socioculturel.

     L'effet boomerang : certains pays hésitent à transférer leurs technologies par crainte de voir émerger un futur concurrent.

V. PROGRÈS TECHNIQUE ET CROISSANCE

1. La contribution du progrès Technique à la croissance

     La croissance est un phénomène macro-économique dont le résultat est mesuré par la progression du volume des richesses produites (PIB réel). Même si elle engendre des externalités négatives, elle détermine le niveau de bien-être de la population et la puissance des états.

     DENISSON a été le 1er à rechercher de manière précise le rôle des différents facteurs dans la croissance économique (aux USA).
En France, CAVIE/DUBOIS/MALINVAUD ont tenté d'isoler les causes de la croissance française. La méthode suivie consistait à chiffrer l'incidence de tous les facteurs quantitatifs que l'on pouvait repérer (PA, durée du travail…). Mais tous ces facteurs même corrigés pour tenir compte de leur qualité accrue ne peuvent pas rendre compte des évolutions de production constatées. Tous ces éléments ont joué un rôle, mais pas suffisant. Il existe un facteur résiduel (= un reste) qui est dû au progrès technique. Durant la période 63-72, le Progrès Technique explique 56% de la croissance. Aujourd'hui, cette part est moins importante.

2. La cinquième vague

     Elle est fondée sur les nouvelles technologies.

3. Ralentissement du Progrès Technique

     L'industrie serait moins apte à engendrer les gains de productivité : en effet, la substitution d'une économie de variété à la logique taylorienne de production standardisée rendrait difficile la poursuite de gains de productivité fondés sur les économies d'échelle et la division du travail.
     La fin du rattrapage : c'est la théorie de la convergence de William BAUMOL ; les pays d'Europe auraient rattrapé les USA pendant les 30 Glorieuses. Forcément, les gains de productivité ralentissent.
     Le ralentissement des innovations de procédé sur celle des produits.
     C'est la persistance d'un régime de croissance lente qui pose problème. Le ralentissement de la croissance nuit au Progrès Technique. Selon la loi de VERDOORN, les gains de productivité dépendent de la croissance.
     En fait le Progrès Technique serait sous-estimé.

VI. PROGRÈS TECHNIQUE ET EMPLOI

1. Le Progrès Technique crée des emplois

     La machine et le Progrès Technique ont toujours fait peur à l'homme. Et pourtant depuis le RI (1780), le Progrès Technique a plus crée d'emploi qu'il n'en a détruit. La thèse de la compensation ou du déversement a été résumée par Alfred SAUVY : aucun auteur n'a bien entendu contester que la machine prend la place du travail puisqu'elle est précisément conçue dans ce but. Mais le nombre initial des emplois se retrouve pour les raisons suivantes :
l il faut des ouvriers pour produire / vendre / assurer la maintenance de la machine.
l l'extension du marché : la consommation du produit mécanisé s'élève à la faveur de la baisse de son coût.
l de nouvelles activités apparaissent répondant à de nouveaux besoins = déversement de l'emploi dans de nouvelles branches / activités.

     Mais depuis une vingtaine d'années, le cercle vertueux semble s'être brisé. Le problème actuel est que la croissance de la demande qui pousse la production est plus faible que la croissance de la productivité d'où les suppressions d'emplois.

     Faut-il pour autant revenir 2 siècles en arrière et se battre pour l'arrêt du Progrès Technique ? NON, cette option est tout à fait irréaliste. Seules une reprise de la croissance et une hausse du temps de travail permettront de créer des emplois :

ð Le chômage semble d'autant plus vif que le Progrès Technique est faible. C'est un déficit de Progrès Technique qui nous handicape actuellement et non un excès.

2. Progrès Technique et qualification

     Le Progrès Technique a des effets sur la nature des emplois offerts. Si le Progrès Technique était "déqualifiant" à l'époque de Taylor, la vague de Progrès Technique actuelle semble tirer les qualifications vers le haut ce qui peut expliquer le creusement des inégalités de revenus et les taux de chômage.
     Pour certains auteurs, le déclin de la demande de travail non qualifié ne serait pas dû uniquement aux nouvelles technologies, mais au manque de dynamisme de la demande s'adressant aux secteurs d'activité où ils sont proportionnellement nombreux (alimentation, habillement).

VOCABULAIRE

- Sens comptable = capital social = valeur des apports des associés
- Capital technique = tous les biens qui permettent de produire
     l capital circulant = consommations intermédiaires
     l capital fixe = biens de production
- Capital humain = pour G. BECKER, un individu peut être considéré comme "un ensemble de capacités manuelles ou intellectuelles"
- Capital selon Marx :
     l capital variable = facteur travail
     l capital constant = capital fixe
- Capital selon Bourdieu :
     l capital économique
     l capital social
     l capital culturel
     l capital symbolique

L'investissement consiste à augmenter le stock de capital. Accumulation de Capital Fixe g le stock du capital augmente. Or, on peut acheter une machine (= bien de production) qui ne fera que maintenir le stock en l'état. En fait, on devrait dire investissement net.

La rentabilité : un investissement est rentable si son coût est inférieur à la somme des profits qu'il permet de recueillir au cours de son utilisation.

La profitabilité (MALINVAUD) = écart entre le rendement du capital de l'entreprise & le rendement moyen d'un placement financier (= taux d'intérêt réel).

Financement de l'investissement :

l Financement interne = autofinancement = financement sur fonds propres (= bénéfice mis en réserve + amortissement)
l Financement externe =
          l financement direct = recours au marché financier = émission de titres
          l financement indirect (= financement intermédié) :
                              l financements non monétaires
                              l financements monétaires

Effet d'éviction sur un marché financier = lorsque la ponction d'un emprunteur (État) s'accroît au point d'exclure les autres emprunteurs du fait du faible volume d'épargne qui reste disponible et/ou de la hausse des taux d'intérêts qui en résulte.

Le Progrès Technique : C'est l'ensemble des modifications qui affectent les procédés de production et la nature des biens réalisés et qui permettent soit de produire plus avec la même quantité de facteur, soit de desserrer les "goulets d'étranglement", soit de produire des marchandises nouvelles ou de meilleures qualités.
Le progrès technique dépend du savoir technique, mais aussi du savoir artisanal et de meilleures relations de travail.

L'innovation = transformation d'une invention en un nouveau produit vendable (innovation de produit ou innovation de procédé).

Innovation mineure = elle apporte des améliorations dans des domaines déjà maîtrisés.

Innovation majeure = elle provoque une rupture.

Innovation horizontale = elle se caractérise par des applications multiples dans l'économie.

Révolutions technologiques = innovation horizontale et majeure d'une ampleur telle qu'elle bouleverse l'ensemble du système productif et à travers lui l'organisation du travail, les rapports sociaux e les modèles culturels (=valeurs). Elles sont souvent qualifiées d'industrielles.

Les transferts de technologie sont les exportations des moyens de mise en oeuvres des techniques. Ils prennent la forme d'achats ou de ventes de brevets, d'envois de techniciens à l'étranger, ou de constitutions de sociétés mixtes. Pour les pays du tiers-monde qui connaissent un retard technologique considérable, les transferts de technologie peuvent être un moyen d'enclencher ou d'accélérer le développement via les idéaux des multinationales (élimination des droits de douane, exonération des taxes fiscales.

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liens

merci à pierre pour l'adresse de ce site des cours et des devoirs corrigés

il y manque des exo mais vous en avez par ailleurs livre plus les annales.....

http://perso.wanadoo.fr/bac-es/coursdeconomie.html

Posté par TES_SPajaccio à 01:10 - cours d'économie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

progrès technique et croissance

I. ORIGINE ET ACTEURS DU PROGRÈS TECHNIQUE

Le progrès technique représente l'ensemble des innovations qui améliorent les performances d'un système productif. Le Progrès Technique, c’est l’ensemble des innovations qui modifient les processus productifs. Historiquement, ses effets positifs sont mis en évidence à partir de la notion d'innovation développée par Joseph Schumpeter. Pour lui, le système capitaliste est un système en déséquilibre permanent. Dans ce système s'introduisent sans cesse des innovations qui viennent déstabiliser l'ordre productif ancien. Qu’est-ce qu’une innovation ? Une innovation, c'est l'application industrielle et commerciale d'une invention. Ce processus se situe donc en aval de l'invention. Schumpeter distingue 5 grandes formes d'innovations : 1. nouveaux produits / nouveaux biens (Minitel). 2. nouvelles méthodes de production (pasteurisation). 3. nouveaux marchés (Internet). 4. nouvelles sources de matière première (énergie nucléaire). 5. nouvelles organisations des entreprises (firmes multinationales).

Si le phénomène est difficile à constater, il est encore plus difficile à mesurer. De nombreux économistes vont essayer de comprendre le « résidu », qui joue un rôle clé dans la croissance économique. En effet, 50% de la croissance économique reste inexpliquée. Et le « résidu », c'est la part due au progrès technique et dont on en a une idée parce-qu'elle se traduit par des gains de productivité. La mesure que l'on a du Progrès Technique, ce sont donc les gains de productivité. Plus ils sont forts, plus on considère que le Progrès Technique est intense.
Mais depuis 1973, il y a une chute libre des gains de productivité. On pourrait en conclure qu'il y a de moins en moins d'innovations, qu'il y a de moins en moins de Progrès Technique incorporé au système productif. Or, c'est tout le contraire que l'on observe (nouveaux biens: PC - nouvelle organisation du travail: Toyotisme - nouveaux marchés: NPI). C'est le paradoxe de Sollow: « L'âge de l'ordinateur est arrivé partout sauf dans les statistiques de la productivité ».

L'origine du Progrès Technique. La 1ère grande source du Progrès Technique, ce sont les nouvelles méthodes d'organisation du travail. A chaque fois que l'on réussit à combiner plus efficacement le travail et le capital (Toyotisme...) on améliore la productivité, c'est donc du Progrès Technique. La 2ème grande source, ce sont les dépenses de Recherche/Développement, c’est-à-dire le pourcentage du Chiffre d’Affaire (pour les entreprises) ou du PIB (pour l'État) consacré à la recherche fondamentale ou appliquée pour réaliser des innovations de produits ou de procédés et améliorer ainsi sa compétitivité. Ainsi, le financement de la Recherche / Développement est une autre manière d'apprécier l'intensité du Progrès Technique.
Mais ce passage de la recherche à son application industrielle et économique n'est pas du tout automatique. Un Progrès Technique ne va pas forcément être intégré parce-que c'est un progrès. Un Progrès Technique se heurte souvent à l'ordre politique, économique et religieux. De plus, entre l'invention et l'innovation, il y a l'entrepreneur, et l'innovation résulte de l'entrepreneur dynamique. Enfin, les bouleversements techniques provoquent autant de bouleversements économiques et sociaux dans les société où ils s'affirment. Et c'est souvent toute une organisation sociale qui est remise en cause. Mais un système social n'est pas prêt à être bouleversé en permanence, il y a des forces conservatrices.

II. LES EFFETS DU PROGRÈS TECHNIQUE SUR LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE

> Un des effets du progrès technique, c’est de produire des gains de productivité. Ces gains de productivité vont impulser de la croissance économique à travers différentes voies, à travers différents canaux.

> Tout d’abord, les gains de productivité permettent d’abaisser les coûts unitaires moyens (CUM). Si cette baisse n’est par répercutée sur le prix de vente, on se retrouve face à un surcroît de valeur ajoutée. Ce surcroît de valeur ajoutée issu des gains de productivité peut être partagé entre les salariés (sous forme d’une augmentation des salaires) et les patrons (sous forme d’une augmentation de des profits – EBE). Dans le second cas, ceux sont les investissements qui risquent de progresser. En effet, des profits élevés sont synonymes d’une bonne rentabilité des investissements et une rentabilité élevée incite plus à investir qu’à placer. Ensuite, des profits importants permettent aux entreprises de pouvoir financer plus facilement leurs investissements en utilisant l’autofinancement. Cette hausse globale des investissements va être génératrice de croissance économique à travers la notion d’effet multiplicateur. En effet, une augmentation initiale de l’investissement va avoir un effet plus que proportionnel sur la croissance.

> Si la baisse des coûts unitaires moyens est répercutée sur le prix de vente, le pouvoir d’achat des ménages s’accroît et la demande interne s’élève, ce qui va stimuler la croissance économique.

> Mais cette baisse des coûts unitaires moyens peu aussi servir à abaisser le prix des biens exportés. Cette amélioration de la compétitivité / prix à l’exportation va permettre aux entreprises de gagner des parts de marché à l’étranger (dans les NPI ou au Japon par exemple). Elles vont exportées plus et donc produire plus.

> Si le surcroît de valeur ajoutée ne s’accompagne pas d’une hausse des profits, ce sont les salariés, sous forme d’une augmentation des salaires, qui vont profiter des richesses crées. Mais pour que les gains de productivité se transforment en une hausse des salaires, il faut soit que le rapport de force soit favorable aux salariés (comme dans les années 70 où les salariés obtiennent l’indexation des salaires sur les prix), soit que l’État intervienne pour imposer des règles (relever le niveau du SMIC par exemple). Si les gains de productivité se transforment en une hausse des salaires, cette augmentation des revenus va avoir un effet sur la demande interne (à travers une hausse de la consommation) et donc sur la production (croissance économique).

> La dernière voie fait intervenir la notion de recettes et de dépenses publiques. L’augmentation des salaires et /ou des profits va avoir pour conséquence une hausse des impôts et des cotisations, et donc une hausse des recettes des administrations. L’État peut utiliser ce surcroît de richesses pour se désendetter ou pour réduire son déficit budgétaire. Mais il peut également profiter de ce surcroît de richesses pour investir (achat de capital fixe), ce qui va stimuler la demande et donc la production (pour satisfaire cette demande). L’augmentation des recettes publiques est donc également à l’origine de la croissance économique.

[Les raisonnements ci-dessus sont fondamentaux et doivent donc être parfaitement maîtrisés]. > Voir schéma de la croissance Fordiste.

Quels sont les effets qualitatifs du Progrès Technique sur la croissance économique ?

Pour les néoclassiques, il y a la moitié de la croissance qui est due au Progrès Technique. Au cour des années 80, au cœur de cette pensée libérale se développe la théorie de la croissance endogène. Leur idée est de montrer que le Progrès Technique ne tombe plus du ciel (contrairement à ce que disait Sollow). A l'inverse, pour eux, le Progrès Technique est un produit du système économique. On peut « fabriquer du Progrès Technique ». Le Progrès Technique est donc perçu comme une variable endogène.
Comment peut-on produire du Progrès Technique ? 1. Améliorer le K fixe existant en investissant dans la Recherche / Développement. 2. Investir dans la formation du capital humain.
Quels sont les effets ?

> Le Progrès Technique produit des externalités positives. > Une externalité, ce sont tous les effets, positifs ou négatifs, dont bénéficie un agent économique du fait de l'activité d'un autre. Exemple d'externalité positive liée au Progrès Technique : le Toyotisme. Méthode coûteuse au départ mais qui, une fois généralisée, à améliorer l'efficacité du système productif des entreprises et donc du système économique, car il est plus facile d’imiter que d’innover…

> Le Progrès Technique élargi la base de la croissance économique. Celle-ci repose désormais sur plusieurs « socles ». En effet, en introduisant de nouveaux biens ou en renouvelant des biens existants, le Progrès Technique développe de nouvelles branches, de nouvelles activités industrielles et fait donc reposer la croissance sur plusieurs « socles ».

> Le Progrès Technique modifie la croissance dans la mesure où il élève le contenu en informations des systèmes productifs. En effet, l'organisation de la production devient de plus en plus complexe à maîtriser, ce qui suppose entre autres de modifier le rapport entre le capital et le travail. Dans cette perspective, le travail devient un véritable capital humain pour l'entreprise. Un salarié est donc de plus en plus précieux pour l'entreprise dans la mesure où il dépositaire d'une expérience indispensable et il a coûté cher en terme de formation. (Ceci ne concerne qu'une activité réduite du salariat).

> La maîtrise du Progrès Technique implique une redéfinition de l'organisation économique. Pour maîtriser les effets du Progrès Technique et en tirer tous les bénéfice, il faut adopter une nouvelle régulation économique. En effet, un même montant d’investissement peut engendrer des rythmes de croissance différents, expliquant par la même des différences de développement entre les pays. Ainsi, s’il y a coopération au sein de l’économie de marché, « les efforts des uns et des autres se renforcent et la croissance en est stimulée ». S’il y a des stratégies de défiance ou si l’État refuse de procéder aux investissements collectifs nécessaires, la croissance n’est pas au rendez-vous. Pour les maîtriser tous les effets du Progrès Technique, il faut donc redéfinir la place de l'État, qui a un rôle majeur a joué : il doit réaliser des investissements collectifs, des investissements dans le domaine de l'éducation (nécessaire au Progrès Technique) ainsi que des investissements de Recherche / Développement. Ensuite, il faut faire en sorte que le Progrès Technique se diffuse rapidement et donc privilégié la coopération à la compétition. Mais cela n’est pas sans poser des problèmes, notamment des problèmes de Droit. En effet, quel statut faut-il donner à une découverte ? Est-ce un bien public / collectif ou un bien privé ?

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16 novembre 2005

la destruction créatrice

: Données sur le marché de la photographie en France début des années 2000.

: La Tribune, décembre 2004.

Document 2

L'année 2003 a été sans conteste celle de la photo numérique en France. Les ventes d'appareils numériques ont fait un bond de 125 % en volume, à 2,5 millions d'unités. Il s'est même vendu pour la première fois plus de numériques que d'argentiques (classiques) en volume. Au point que les vente totales qui oscillaient depuis cinq ans entre 2,3 et 2,6 millions d'unités ont explosé en 2003 à 3,5 millions d'appareils : « L'appareil photo numérique a été le cadeau de fin d'année ». Principale raison à cette envolée : la démocratisation du produit. Le prix moyen est passé de 773 € en 2001 à 395 € aujourd'hui. Et il devrait encore baisser de 25 % cette année, à 295 €. A ce jour, 18 % de foyers sont équipés, ce qui laisse une bonne marge de progression. Dans ce contexte, les industriels se bousculent au portillon et les fabricants issus du monde du PC, de la chaîne de l'image (HP, Epson...) et de l'électronique grand public (Sony, Toshiba, JVC...) viennent narguer les acteurs classiques (Canon, Olympus, Kodak...) sur leur terrain. "Une quarantaine de marques se disputent le marché, dont une quinzaine de majeures, constate F. Klipfel. Il est évident qu'il va y avoir un mouvement de consolidation dans les deux ou trois ans et qu'au final, subsisteront seulement 7 à 8 acteurs." Le marché mûrit donc, d'où un rythme de croissance qui devrait se tasser cette année, avec une progression de 60 %, à 4 millions d'unités. "Nous allons aussi commencer à entrer dans un marché de renouvellement", estime M. Cortesse, analyste chez GfK. Les propriétaires d'appareils à 1 mégapixel achetés en 1999 voudront certainement passer aux 4 et 5 mégapixels qui prévalent aujourd'hui. :

Une solution sur le segment des appareils numériques : jouer sur les spécificités, comme le design, pour s'imposer dans un contexte de renouvellement rapide des gammes (neuf mois en moyenne). Cette mutation profite à l'ensemble du marché, notamment, relève Matthieu Cortese, "celui des travaux photo, qui reste le premier poste". Pour compenser le manque à gagner dû à l'effondrement des travaux photo et au ralentissement des profits générés par les appareils, le marché s'oriente ainsi vers de nouvelles valeurs montantes, comme les cartes mémoire ou le matériel d'impression, ces produits "consommables" aux fortes marges. Le nombre de cartes mémoire vendues dans le monde a bondi de 67 % entre 2003 et 2004, et devrait poursuivre sa progression en 2005. Menacé par la baisse des ventes d'appareils argentiques, le domaine des travaux photos devient un enjeu pour les industriels et voit s'exacerber la concurrence. Ainsi, les HP, Epson et Sony

se sont imposés sans jamais avoir touché à la photographie auparavant. » 

« Les acteurs traditionnels du marché mondial de la photo n'en finissent pas de prendre le "virage numérique". Le groupe américain Eastman Kodak a annoncé, le 20 juillet, son intention de supprimer entre 22 000 et 25 000 emplois, au lieu des 15 000 prévus dans le programme de restructuration présenté en janvier 2004. L'entreprise employait alors près de 70 000 salariés. Les mesures déjà prises n'ont pas suffi : sur l'ensemble du premier semestre 2005, Kodak accuse une perte nette de 288 millions de dollars (187 millions d'euros), contre un gain de 157 millions de dollars au premier semestre de 2004. Pour atteindre ses objectifs soigner sa compétitivité en économisant jusqu'à 1,8 milliard de dollars par an sur ses coûts fixes, Kodak réduira ses capacités industrielles à un tiers de ce qu'elles étaient en janvier 2004. Si le groupe n'a pas précisé quelles zones seraient les plus touchées, des fermetures de sites sont à prévoir. Quelque 7 000 nouvelles suppressions d'emplois dans la fabrication et 2 300 dans les services de vente et d'administration ont été annoncées. En France, deux villes sont touchées : Chalon-sur-Saône et Caen.

Extraits de deux articles

: La Tribune du 26 mars 2004, et Le Monde du 2 août 2005.

Source

Document 1

Posté par TES_SPajaccio à 23:13 - cours d'économie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 octobre 2005

site de prof d'eco

en ligne les cours du prof de  la classe de terminales es du lycée Curie de Menton

http://www.ac-nice.fr/lycee-curie/ses

Une partie de mon cours de terminale est en ligne, sous la forme d'une base
de données avec une entrée soit par notions soit par questionnements

il ya aussi des devoirs prets sans les doc ..vous surfez un peu et ..à vos commentaires je transmetrrais

Posté par TES_SPajaccio à 00:57 - cours d'économie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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